jeudi 29 octobre 2009

Des nouvelles après tout ce temps

Suite à notre déménagement pour un vrai chez nous, nous venons de passer plusieurs mois dans les travaux (vu qu'on a fait pas mal de choses nous-mêmes). Nous avons vécu assez longtemps dans un vrai chantier poussiéreux et sous bâches. Il reste encore des choses à faire, tous mes cartons ne sont d'ailleurs pas encore déballés, mais nous y voyons maintenant plus clair et notre maison devient chaleureuse et nous ressemble de plus en plus.

J'ai décidé de faire une pause avant d'attaquer les pièces qui restent, alors je m'apprête à revenir sur internet que j'avais totalement délaissé. Je ne vous lisais plus, et comme vous avez pû le constater, je n'écrivais plus rien non plus.

Il faut que je fasse le tri dans mes photos et dans ce que j'ai envie d'écrire mais je vous dis à bientôt sur vos blogs ou ici.


mardi 4 août 2009

Parainnage d'Edward, écolier Tanzanien

article du 25 juin :

Cela fait déjà 5 ans que je parraine Edward un enfant de 12 ans maintenant, par l'intermédiaire d'Aide et action pour lui permettre d'aller à l'école. J'ai commencé au printemps 2004.

Edward en 2003 - il doit avoir 6 ans
(âge estimé par aide et action avec les parents car
en Tanzanie les actes de naissance font souvent défaut)


Et, alors qu'il est recommandé de correspondre avec les enfants qu'on parraine afin de créer un lien, je ne suis pas très fière de dire que je ne l'ai jamais fait... jusqu'à aujourd'hui. Et pourtant il m'a demandé plusieurs fois de lui écrire dans ses dernières correspondances qu'il m'envoie 3 fois par an par un travail de classe (dessin + exercice noté de français, de calcul ou d'anglais + petit courrier).

Je ne parle pas bien anglais et ça a été la première barrière pour moi puis quelques mois ont passé et Kikabeille est née. Ses opérations chirurgicales et les soins que j'ai dû lui donner tout au long de sa première année m'ont accaparés alors. Puis nous avons déménagé, changé de vie et Kikabeille est entrée dans l'âge de toutes les découvertes. S'est ensuite greffé l'instruction en famille et maintenant notre dernier déménagement et les travaux qui vont avec. ça aurait pû continuer encore mais cette fois l'appel d'Edward réveille en moi un sentiment d'urgence. Il est grand temps de lui montrer que je pense à lui malgré tout.

Alors, ne sachant pas trop quoi lui dire après tout ce temps et aussi à cause du décalage entre nos deux cultures qui me gêne, j'ai décidé de suivre les conseils de l'association : "faîtes-lui découvrir votre région, votre village, votre quartier, votre famille, en lui adressant des cartes postales ou des photos. Si vous avez des enfants, faites-les dessiner. Leurs dessins feront la joie de toute la classe."

J'ai donc demandé à Kikabeille, après lui avoir fait part de l'existence d'Edward, si elle voulait bien lui faire un ou plusieurs dessins pour lui parler de la France (ce qu'il me demande dans son dernier courrier, reçu en mai, d'ailleurs).

Après lui avoir montré sur quel continent et dans quel pays il vivait, qu'elle était sa vie (racontée dans la fiche que j'avais reçu au début du parrainage)... nous avons cherché sur internet des images des animaux de Tanzanie, de la nourriture que sa famille cultive, des photos de sa ville etc et je lui ai montré les 14 dessins que j'ai déjà reçus.
Kikabeille s'est alors écrié qu'elle voulait faire les mêmes dessins que lui. Je lui ai alors dit d'accord mais de la façon où on les trouve chez nous. Et je lui ai sorti le premier reçu : une fleur et un arbre.

Elle a pris une feuille et a décidé qu'il fallait que j'écrive Edward avec ses gomettes puis elle l'a dessiné ainsi que sa maison (en fait il vit dans une case en terre dont le toit est en chaume). Je lui ai alors proposé (en voyant du maïs dans ses gomettes) de rajouter les cultures que font les parents d'Edward en lui parlant de la patate douce qu'elle aime manger quand c'est la saison, et du coton que je suis allé chercher dans la salle de bain. Elle a trouvé l'idée intéressante et on a cherché des photos de manioc aussi sur internet. Après elle a décidé de ce qu'elle voulait faire de tout ça et ça donne ceci :


Elle a enchaîné avec des gomettes d'animaux, végétaux et fruits que l'on peut trouver en France. Le choix a été limité par les gomettes qui lui restaient :


Ensuite je lui ai dit : et si on lui envoyait des fleurs que l'on peut trouver dans notre jardin ? Et c'était parti pour ceci, ce qui a demandé quelques jours de séchage pour les végétaux :



Nous avons également envoyé des cartes postales de notre ville ainsi qu'une carte de France imprimée sur laquelle on a indiqué où nous vivions, une boîte de crayons de couleurs... et bien sûr un petit courrier écrit en anglais.

Les courriers sont distribués à date fixe à tous les enfants d'une même classe et il peut y avoir un décalage de plusieurs mois entre le moment où on envoie les courriers et le moment où les enfants les reçoivent. J'espère qu'il l'aura à temps pour la correspondance de juillet mais je ne suis pas sûre (j'ai reçu son courrier d'avril, fin mai).

Et voilà, ce n'était pas si compliqué... avec l'aide de Kikabeille :-)


Kikabeille a eu 4 ans pendant les vacances


Nous attendions Clémence, Pauline et leur maman pour passer une journée à la mer avec nous. Mais le matin, Libellule a décommandé car elle était souffrante. J'ai alors annoncé à Kikabeille qu'une surprise se préparait en secret mais que malheureusement ses amies ne pourraient pas nous rejoindre. Elle a été déçu mais, heureusement, il y avait aussi son papi, sa mamie et ses tatas autour d'elle (tous arrivés par surprise la veille). Alors on a quand même fait la petite fête préparée, mais à l'intérieur car le vent soufflait trop fort.

L'après-midi, sur la plage, il y avait aussi la fête de la ville couplée à celle du vent justement. Kikabeille a gagné un joli bracelet, à la pêche à la ligne puis nous nous sommes promenés, les cheveux au vent car il avait décidément bien répondu à l'appel des organisateurs ! Les parades de cerfs-volants ont parfois dû être interrompues et certaines installations d'objets éoliens démontées. La journée s'est terminée par le traditionnel feu d'artifice sur la plage, précédé d'une parade de nuit de cerfs-volants.

C'était une bien belle journée. "Génial" comme me dit Kikabeille au moment où j'écris ce billet.


jeudi 25 juin 2009

Vacances

Nous partons vendredi pour 3 semaines.
2 semaines dans le lubéron puis 1 semaine en Vendée, à la mer, comme l'année dernière.
J'ai encore 1 (voire plusieurs) article à publier demain. Sinon, je vous dis à bientôt.

mercredi 24 juin 2009

Quand un enfant vous offre un de ses plus beaux dessins...

Quand un enfant vous offre un de ses plus beaux dessins,
quand il y a mis tout son coeur et beaucoup d'ardeur,
quand, faisant de son mieux, il y a passé des heures,
Attention ! car dans vos mains vous tenez son destin !

Oubliez que vous êtes une grande personne
qui n'a plus de grands rêves ni d'illusions vaines.
Oubliez le monde des adultes plein de chaînes,
adoptez pour lui une attitude qui soit bonne...

Faites une grande pause avec lui dans son beau monde.
Qu'importe les quelques traits grossiers du beau dessin,
flattez l'âme d'artiste qui prend vie dans ses mains,
encouragez le à se surpasser dans ce monde.

Rassurez le dans son timide élan créatif,
exagérez un peu la joie que vous éprouvez,
montrez lui que vous êtes fier de ce qu'il a fait.
Faites en une star pour quelques temps jouissifs.

Planez avec lui dans les cieux de la création,
essayer de survoler avec lui ses idées,
partager avec lui son besoin de s'exprimer,
ouvrez-lui la porte de sa petite prison.

N'oubliez pas que toute oeuvre d'art, même minime,
est pour son créateur un bel être qu'il enfante.
Petit à petit, après mûres réflexions lentes,
hésitantes, il vous a invité dans son monde intime.

Evitez, adultes, pour son oeuvre trop de distance.
Ne lui brisez pas ses ailes encore fragiles
car son coeur pleurerait une larme indélébile,
car, à son âge, on ne comprend pas l'indifférence.

François Gagol, L'arc-en-ciel du Paradis, www.regardsbleuciel.fr

Quand Kikabeille dessine pour ses papis et mamie...

elle leur raconte toute une histoire !

En février dernier :


En avril dernier à Pâques :

Suivre les chiffres pour lire :



D'autres dessins-récits qu'elle a fait en juin :

- pour nous

dessin très inspiré du pique-nique entre familles non-sco de la veille où Marie-Hélène avait cherché Clémence qui avait suivi Kikabeille et papaillon sans qu'on s'en rende compte. C'était mon cadeau de fête des mères ;-)

pour la fête des pères : elle en a fait plusieurs à la suite mais voulait tous les garder pour elle (j'ai cru qu'on allait y passer la matinée ;-) puis elle a fini par faire celui-ci uniquement pour son papa.

- et pour elle :

Interview d'un parent scolarisant en 2015

Comme, vous l'avez peut-être compris, j'aime bien parfois retourner les choses pour les exposer sous un autre angle et je trouve ce texte très judicieux et très parlant :

Interview trouvée ici : http://nonsco.free.fr/textes.html


2015 : L'instruction à domicile est la norme éducative, homeschooling ou unschooling, après le krach pédagogique de 2010, l'école est en faillite, les enfants scolarisés deviennent minoritaires, une loi autorise encore la scolarisation mais celle-ci est très contrôlée : les parents doivent justifier leur choix et leurs enfants sont examinés tous les ans afin de constater que la scolarisation n'intervient que peu dans la perturbation de leurs rythmes naturels (sommeil, repas, créativité...). Jules Rifé, journaliste de la revue "Vivre et apprendre", a interrogé une mère de famille qui scolarise ses deux enfants de 8 et 13 ans.

- Pourquoi ce choix de l'école ? Qu'est-ce qui un jour vous a poussée à faire ce choix ? Vous auriez très bien pu faire comme tout le monde et pratiquer l'instruction en famille.
- Je n'avais pas spécialement envie de m'occuper de l'instruction de mes enfants, et comme je savais qu'il y avait l'école... Je voulais travailler aussi.

- C'est un mode de garde pour parents qui veulent travailler ?
- Oui, mais pas seulement : l'école assure l'instruction des enfants, elle fait d’une pierre deux coups.

- Et votre mari, qu'en pense-t-il ?
- Nous étions d'accord pour la scolarisation, aucun de nous ne voulait mettre son emploi entre parenthèses et changer notre vie d'avant.

- Est-ce que ça n'a pas été trop dur au départ ? Comment avez-vous, vous et vos enfants, vécu la rupture ?
- Oui, ça a été difficile, Melvin a pleuré pendant un bon mois et demi au moment de ses deux premières rentrées et Fiona, un peu moins, trois semaines seulement. Ils m'en ont fait voir, même à la maison. C'était comme si je les avais abandonnés, ils ne me faisaient plus confiance, ils se sont éloignés de moi aussi. Maintenant, ils se sont habitués, c'est oublié.

- Et les problèmes des adolescents justement, les traumatismes de la petite enfance n'arrangent pas les choses quand même, ne pensez-vous pas que l'école est grandement responsable ?
- C'est vrai qu'il y a beaucoup moins de crises maintenant qu'il y a dix ans, quand la quasi-totalité des enfants allaient à l'école... Melvin entre juste dans l'adolescence, alors je vous dirai ça dans quelques années...

- Le regard des autres, la famille, comment ont-ils réagi ?
- Alors la famille... ma mère m'a regardée avec des yeux ronds quand je lui ai dit que les enfants iraient à l'école, elle n'était pas d'accord bien sûr, elle m'a donné les arguments habituels : le bruit, la promiscuité, l'apprentissage réel très limité, le manque de sommeil, le désir de l'enfant, la perte de la spontanéité... Avec les amis, les collègues de travail, je n'en parle pas vraiment, c'est étrange pour eux, ils ne conçoivent pas ça dans leur vie, qu'on puisse envoyer les enfants à l'école... Je préfère éviter le sujet, je n'aime pas trop les polémiques.

- Et le rythme des enfants justement, vos enfants ont-ils le temps de rattraper le sommeil perdu le week-end ?
- Oui, le week-end, je les laisse dormir jusqu'à 11 h ou midi et ils sont dispos pour repartir le lundi !

- A quelle heure se lèvent-ils les jours de classe ?
- A 7 heures, 7 heures 15, comme nous.

- C'est le rythme d'un adulte qui travaille...
- Oui, mais c'est comme ça si nous, adultes, voulons travailler.

- Comment conciliez-vous rythme de l'école et vie de famille ou vie personnelle ? Vous reste-t-il du temps à passer avec vos enfants ? Combien de fois par semaine ?
- Le rythme de l'école correspond à notre rythme de travail à mon mari et moi-même, alors c'est très bien. Les enfants vont à la garderie le matin à 8 h, ils mangent à la cantine le midi, le soir c'est garderie et étude pour le plus grand, jusqu'à 18 h. Le mercredi, ils vont chez leur ancienne nounou ou restent à la maison, donc, il nous reste le week-end pour être ensemble. Avec la petite, on peut bricoler ou sortir se promener, mais avec le grand... c'est plus difficile, il a ses copains et il n'a pas vraiment envie de faire des choses avec nous.

- Cela fait quand même des journées de dix heures, vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup pour des enfants ?
- Comme ça, ils s'habituent pour le travail plus tard ! (Rires.) Oui, c'est une grande liberté d'action pour chacun aussi, enfin pour nous, on stresse moins et on peut travailler l'esprit tranquille.

- Et l'esprit de compétition, la violence verbale ou physique, le rejet par les autres, comment votre enfant vit-il cela, avez-vous un moyen d'atténuer ces maltraitances ?
- Tout cela existe dans la vie aussi, alors plus vite ils l'apprendront, mieux ce sera pour eux. A la maternelle, ils nous parlaient de leurs problèmes à l'école, qu'Untel les tapait, les disputes avec les copains ou les cris de la maîtresse, mais qu'est-ce que vous voulez... On leur a dit d'être gentils avec les copains et la maîtresse mais nous n'avons pas de solution, ils ont leur vie, nous la nôtre. Maintenant, je suppose qu'il n'y a plus de problème puisqu'ils ne nous disent plus rien... Enfin, je l'espère.

- Justement, ne croyez-vous pas que les enfants en allant à l'école ont une double vie ? Qu'ils portent un masque, un pour la maison, un pour l'école ?
- Sans doute, comme nous tous, je crois que l'école leur apprend à se retenir et à contenir leurs émotions, ça les prépare encore à s'insérer dans cette société, au travail, vous savez, tout le monde sourit à son patron mais n'en pense pas moins...

- Vos enfants vous ont-ils parlé de la promiscuité et du bruit, comment font-ils pour supporter ces désagréments ?
- C'est sûr que 28 ou 29 dans une salle de classe, ça fait beaucoup, même moi, je ne me vois pas travailler avec 28 collègues dans une salle ! Je crois que les enfants ont des capacités à supporter certaines choses que nous adultes ne supporterions pas. Mais ils ne me parlent pas du bruit. Parfois, pouvoir se retrouver un peu seuls, c'est arrivé oui.

- Ont-ils encore un esprit créatif, pas facile quand même de créer sur commande à l'école... non ?
- Heu... qu'est-ce que vous entendez par esprit créatif ?

- Peinture, bricolage, dessins, créer ce qu'ils ont envie...
- Disons, à la maison, ils dessinent, enfin, la plus jeune, mais Melvin est au collège et il n'a plus le temps avec les devoirs et les copains avec qui il chate sur le Net. De la peinture, ils en font à l'école, je crois...

- Et les devoirs, c'est abuser, vous ne croyez pas ? Ils les font avec plaisir ?
- Ah, je reconnais que les devoirs, ce n'est pas tous les jours facile... Melvin a énormément de travail à la maison. Environ 2 heures chaque soir en rentrant du collège. Mais il a pris l'habitude, et puis il sait qu'il ne pourra pas jouer à la Wii 3 le week-end s'il ne fait pas correctement ses devoirs. Avec Fiona, c'est un peu plus facile, elle a 8 ans.

- J'en viens à vous demander... combien d'heures consacrent-ils par semaine à leur scolarité ?
- Voyons... Les jours de classe, c'est environ 7 à 8 heures avec les devoirs, et si on ajoute la cantine et la garderie ou l'étude, on peut rajouter 3 ou 4 heures de plus, donc 10 à 12 heures par jour... Environ entre 40 et 48 heures.

- C'est beaucoup plus qu'un adulte qui travaille >!
- Ils peuvent se reposer le week-end.

- Vous aussi.
- Oui, mais ils récupèrent plus vite que moi ! (Rires)

- Comment gèrent-ils l'ennui à l'école ? On sait bien que les sujets d'étude n'intéressent que peu les élèves.
- Ils ne me disent pas qu'ils s'ennuient à l'école, bon, c'est vrai qu'ils ne me racontent pas leurs journées, alors, c'est un peu leur jardin secret, l'école. A la maison, par contre, ils s'ennuient vite en dehors de la TV pour Fiona ou de la console pour Melvin.

- Et ne sont-ils pas en manque de vrais copains, de relations sainement choisies ? Je ne parle pas des relations artificielles, créées par la force des choses dans la promiscuité scolaire.
- C'est vrai que tous leurs copains ou copines sont dans leur classe, de toute façon, ils n'ont pas le temps ni l'occasion d'en avoir d'autres, alors autant prendre ceux qui sont sur place, je trouve que c'est un bon choix. Ils s'entendent plutôt bien avec eux, je crois.

- Comment se passent les contrôles et quelle est leur fréquence ?
- Pfff, c'est toujours contraignant. L'assistante sociale nous pose des questions sur le pourquoi de notre choix et pour voir aussi s'il n'y a pas carence éducative, si nous respectons les rythmes des enfants, etc. Elle vient tous les deux ans à notre domicile. Puis, chaque année, les enfants sont contrôlés, ils passent des tests de QE, des tests de créativité et des tests de socialisation pour voir s'ils sont à l'aise et capables d'avoir une conversation avec des individus de tous âges et de tous milieux.

- Ah, oui, parce qu'à l'école, ils voient toujours les mêmes personnes : des enfants du même âge et les mêmes adultes.
- Oui, c'est pour ça.

- Et comment est l'ambiance dans ces moments-là ?
- Plutôt tendue. On sent bien que les personnes qui contrôlent sont contre la scolarisation... Une fois que c'est terminé, on est soulagé, même les enfants sont stressés par ces contrôles... Si le contrôle se passe bien, c'est ok, on peut continuer avec l'école.

- Financièrement, votre emploi comble-t-il toutes les dépenses dues à l'école (cantine, garderie, vêtements à la mode, fournitures scolaires, trajets en voiture...) ?
- On arrive à joindre les deux bouts parce que nous travaillons tous les deux mais c'est vrai qu'en plus, nous n'avons pas l'AIF, l'allocation d'instruction en famille. Et nous payons plus d'impôts parce que la scolarité d'un élève coûte cher, environ 10 à 12 000 € par an et par enfant.

- C'est très important, effectivement.
- Oui mais c'est un choix mûrement réfléchi !

- Vous savez quand même que l'école est une institution très polluante, rien qu'à sa consommation de papier, cela ne vous gêne-t-il pas de participer à la dégradation de notre environnement ?
- Nous ne sommes pas à la place des enseignants, c'est à eux qu'il faudrait poser la question. Non, je ne me sens pas responsable de la dégradation de l'environnement. C'est aux professionnels de trouver des solutions aux problèmes qu'ils créent.

- Bon courage dans votre aventure de la scolarisation et merci d'avoir accepté cette interview.
- Merci à vous de consacrer un article à ce sujet qui n'est pas toujours compris...